Récap mai 2017


Manque de temps (d’envie, d’énergie?) pour des recensions persos plus fouillées ce mois-ci. Je me conterai donc principalement des textes des 4e de couv des éditeurs.

David Levithan - Two boys kissing (Knopf-2013)
David Levithan tells the based-on-true-events story of Harry and Craig, two 17-year-olds who are about to take part in a 32-hour marathon of kissing to set a new Guinness World Record—all of which is narrated by a Greek Chorus of the generation of gay men lost to AIDS.
While the two increasingly dehydrated and sleep-deprived boys are locking lips, they become a focal point in the lives of other teen boys dealing with languishing long-term relationships, coming out, navigating gender identity, and falling deeper into the digital rabbit hole of gay hookup sites—all while the kissing former couple tries to figure out their own feelings for each other.

Très beau texte (pas forcément totalement adapté à son lectorat, à mon avis), notamment les interventions façon “chœur grec”. Est-ce la raison pour laquelle, bien que Levithan soit reconnu par chez nous, ce roman de 2013 n’a toujours pas été traduit en français ?
Extraits


Colson Whitehead - The underground railroad (Doubleday-2016)
Cora is a slave on a cotton plantation in Georgia. Life is hellish for all the slaves, but Cora is an outcast even among her fellow Africans, and she is coming into womanhood; even greater pain awaits. Caesar, a recent arrival from Virginia, tells her about the Underground Railroad, and they plot their escape. Matters do not go as planned - Cora kills a young white boy who tries to capture her - but they manage to find a station and head north.
In Whitehead’s ingenious conception, the Underground Railroad is not a metaphor - a secret network of tracks and tunnels has been built beneath the Southern soil. Cora and Caesar’s first stop is South Carolina, where both find work in a city that at first seems like a haven. But the city’s placid surface masks an insidious scheme designed for its black denizens - and Ridgeway, the relentless slave-catcher sent to find her, arrives in town. Forced to flee again, Cora embarks on a harrowing journey, state-by-state, seeking true freedom.
Like Gulliver, Cora encounters different worlds at each stage of her journey - Whitehead brilliantly recreates the unique terrors for black people in states in the pre-Civil War era. The Underground Railroad is at once a kinetic adventure tale of one woman’s ferocious will to escape the horrors of bondage, and a shattering, powerful meditation on the history we all share.

Bon roman et beau personnage que cette Cora.
Extraits


Arnaud Cathrine - A la place du cœur Saison 1 (Robert Laffont-2016)
Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu'une chose : à la fin de l'année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther, sujet de tous ses fantasmes, se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un “plus si affinités…” Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s'annonce et la perspective obsédante de la “première fois.”
Sauf que le lendemain, c'est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l'entrée du journal “ Charlie Hebdo ” et font onze victimes… A la place du cœur, c'est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l'horreur à l’œuvre, à tenter de ne pas confondre l'information en flux continu avec un thriller télé de plus.

Bon sens des dialogues. Personnages attachants et crédibles. Hâte de lire la saison 2.

« Tout compte fait, le sommeil, c'est comme les malaises : une invention géniale du corps pour disparaître quand on le désire et revenir au monde frais comme un gardon. »

« En tout cas, moi je vois clair dans son regard et son regard, il dit: Je suis désolée, voilà le monde qui vous attend. »

« Parfois l’histoire nous apprend rien et tout est à refaire. »



Loïc Clément & Anne Montel - Chaussette (Delcourt Jeunesse-avril 2017)
Chaussette et son chien Dagobert sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connaît bien et les observe arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi. Pourtant, ce matin-là, quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule et se comporte étrangement. 
Pour tirer cette histoire au clair, Merlin va la suivre discrètement…
Jolie BD destinée aux plus jeunes.

« Ceux qu’on ne remarque pas, ceux qu’on traite comme de vieilles chaussettes, vivent parfois des joies et des peines sans un bruit. »


Ingrid Chabbert & Carole Maurel - Écumes (Steinkis-2017)
Elles s'aiment et après des années d'attente, d'espoir et de désespoir, un bébé est annoncé. Mais la grossesse est compliquée et le pire arrive. Elles vont devoir se reconstruire et lutter contre la douleur.
L'amour, l'évasion sur les terres de leur enfant disparu et les carnets qui se remplissent vont les aider à sortir la tête hors de l'eau, loin des Écumes.

Récit sur le deuil d’un enfant mort-né. Superbe mise en images de Carole Maurel.


Pascal Rabaté & David Prudhomme - Vive la marée ! (Futuropolis-2015)
Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales.
Excellent album, tendre et drôle, aux détails foisonnants.
Extraits


Arnaud Cathrine - A la place du cœur Saison 2 (Robert Laffont-2017)
Cette saison est celle de l'éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c'est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s'est peu à peu éloigné ; elle dont l'amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s'est persuadée qu'un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n'a pas fini d'être mise à l'épreuve. La vie n'a pas fini d'être à réinventer.
J’en suis à mi-roman. Toujours le même plaisir à suivre les parcours de ces ados.

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