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Affichage des articles du novembre 23, 2015

La mémoire qui flanche…

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Pour son projet de voyage littéraire autour du monde, Lire le monde, Sandrine a demandé à de nombreux lecteurs qu’ils lui soumettent leurs coups de cœur du bout du monde, des titres de romans, recueils de nouvelles, récits de vie ou de voyages qui les ont particulièrement marqué.

Si certains titres me sont venus spontanément à l’esprit, d’autres restaient désespérément bloqués dans les limbes de ma mémoire. En voulant réveiller mes souvenirs avec les billets de feu mon blog, j’ai découvert que, telle qu’elle a été faite à la fermeture de mon compte, la sauvegarde ne me donne pas accès direct à mes textes que je n’ai bien entendu pas pris la peine de copier préalablement, pensant pouvoir les consulter à volonté… grâce à cette sauvegarde.

Après un moment de profonde déconvenue, j’ai décidé d’en prendre mon parti, y voyant un signe, la page du blog était ainsi définitivement fermée. Sauf qu’au fond, j’avais un mal de chien à me résigner ; l’idée que ces billets (mais aussi tout le temps…

‘You don’t have a home until you leave it and then, when you have left it, you never can go back.’

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There was the boy who worked all day, it was said, in the post office, who came out at night wearing makeup and earrings and with his heavy blond hair piled high. Sometimes he actually wore a skirt and high heels. He usually stood alone unless Guillaume walked over to tease him. People said that he was very nice, but I confess that his utter grotesqueness made me uneasy; perhaps in the same way that the sight of monkeys eating their own excrement turns some people’s stomachs. They might not mind so much if monkeys did not—so grotesquely—resemble human beings.

‘You think,’ he persisted, 'that my life is shameful because my encounters are. And they are. But you should ask yourself why they are.’
'Why are they—shameful?’ I asked him.
'Because there is no affection in them, and no joy. It’s like putting an electric plug in a dead socket. Touch, but no contact. All touch, but no contact and no light.’

Jacques followed my look. 'He is very fond of you,’ he said, 'already. Bu…